dégâts causés par l'inondation du 1er septembre 2009

Publié le par nassara

Les 1 et 2 septembre 2009, de fortes pluies se sont abattues sur Ouagadougou (près de 300 mm d’eau en 12 heures). Le CHU Yalgado Ouédraogo a été particulièrement touché et de nombreux services anéantis.

 

LE SERVICE DE DIALYSE

 

Le mur qui donne sur le barrage Tanghin a cédé sous la pression des eaux et la nouvelle unité de dialyse du Prince Sultan qui avait été inaugurée en début d’année a été le premier bâtiment inondé. L’eau est montée à plus d’un mètre, la porte vitrée a explosé sous la pression de l’eau. Les pompiers sont intervenus pour évacuer les dialysés et le personnel.

 

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Dès le lendemain, tout le personnel a participé à l’évacuation de l’eau et de la boue, au nettoyage et à la désinfection de l’ancienne unité de dialyse. Les maintenanciers ont réussi à refaire fonctionner 3 générateurs sur les 19 existants.

Tous les consommables étaient hors d’usage.

Pendant 1 mois, le personnel a assuré des gardes de 24h pour essayer de dialyser un maximum de patients sur les 3 générateurs rescapés. Début octobre, 4 générateurs réformés arrivés de France vont les "soulager" mais ils doivent faire face à un autre problème, celui de l'approvisionnement en consommables.

La situation, en dialyse, ne sera rétablie que début février où les patients pourront de nouveau bénéficier de 2 séances de dialyse par semaine.

Ils n'avaient pas d'autre alternative que résister.

C’est une très grande souffrance, une contrainte, une lutte de chaque jour et de chaque instant.

Quelques uns ont épuisé les dernières forces qui leur restaient et se sont éteints.

 

LES HABITATIONS

 

Certains ont tout perdu. Pour d'autres c'est une partie de leur habitation qui s'est effondrée. Les eaux ont tout abîmé ou emporté sur leur passage. La situation est désolante.

Pourtant la vie continue. Je ne sais pas où ils puisent cette force qui leur permet de continuer d'avancer dans tout ce malheur. Ils arrivent à trouver des moments heureux, à se retrouver pour rire ou écouter de la musique dans les maquis.

Ils n'ont pas le choix: chaque jour ils doivent se lever et avancer. "Si tu te couches, tu meurs... "

 

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         une maison dont un mur s'est effondré                                                   les camps de sinistrés

 

 

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