Deux visions différentes de Ouaga

Publié le par nassara

Que de contrastes dans cette ville entre le centre-ville ou les quartiers résidentiels comme Ouaga 2000 et les quartiers populaires!
D'un côté, le centre-ville, avec ses magasins, ses hotels, ses restaurants ressemble un peu à ce que nous connaissons en Europe. Pourtant je ne m'y suis pas sentie à l'aise. Parce qu'on est blanc, on est assailli de toutes parts par toutes sortes de vendeurs. Nous n'y sommes restées qu'une journée, en attendant de prendre notre avion qui avait été retardé.
 
                luxueux hôtel du centre-ville 
                                                                                            
                                                                                                                  hôpital Yalgado Ouédraogo

De l'autre côté, le quartier de Paspanga où nous avons logé pendant 10 jours, à proximité de l'hôpital, construit pour soigner aussi les plus pauvres.

Là, nous avons eu des contacts très intéressants avec les habitants, nous avons beaucoup échangé sur leur vie en comparaison avec la notre. Ils nous ont beaucoup questionné sur notre venue en Afrique. J'ai beaucoup aimé leur vie simple. Seulement pour eux c'est une lutte quotidienne pour survivre et pour subvenir aux besoins de leur famille.

Pourtant même s'ils ont peu, ils nous invitent à le partager. "vous êtes invitées!"

L' hôpital est constitué de petits bâtiments où on trouve différentes spécialités. Il y a beaucoup de monde dans cette enceinte: ceux qui y travaillent, les malades mais aussi les familles qui accompagnent.
La famille a un rôle important en Afrique. Elle porte un soutien moral et financier à ses malades. Donc elle peut rester plusieurs jours sur place. On remarque des gens qui dorment dehors, sur une natte, ils font leur lessive aux lavabos et font sécher leur linge.
A l'intérieur des services, il y a peu de confort. Il y a des chambres climatisées à 2 ou 4 lits, des chambres à 6 lits ou les malades sont étendus sur une natte qui recouvre la ferraille. Il n'y a plus de matelas. La chaleur est suffocante. Nous ne supportons pas cette vision de la réalité très longtemps.
En chemin vers le centre d'alaitement, nous passons vers la pédiatrie qui déborde. Au moins une cinquantaine de femmes sont assises par terre avec leur bébé dans les bras qui attendent les soins. C'est une période propice au paludisme!
C'est trop dûr, difficile de contrôler ses émotions face à cette désolation! Difficile de trouver le sommeil le soir quand l'esprit se remémore tout ce qu'on a vu dans la journée!
                   
                          incroyable :des vautours au sein de l'hôpital!
          On nous explique qu'ils sont utiles pour l'élimination des déchets

Pourtant tous gens gardent espoir et joie de vivre !

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